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QUESTION
Message de C. M. à propos de son fils Alexandre qui a
de grandes difficultés à l'écrit. Il traduit bien l'embarras de certains
parents devant la diversité des pratiques des équipes soignantes.
Cette maman dit que son fils présente les difficultés qu'évoquent mon
article sur " le passage à l'écrit ", il rêve beaucoup en
classe et a du mal à recopier ses leçons. Elle a consulté pour lui et
il a été suivi en psychothérapie pendant six mois, mais il bute
toujours sur les mêmes difficultés. La maîtresse insiste pour qu'il
soit suivi à l'extérieur, le système scolaire ne suffisant pas à le
faire sortir de ses difficultés. Cette maman se demande si elle ne
devrait pas faire appel à un pédopsychiatre.
- LA REPONSE DE DENISE VINCENT
C'est l'occasion pour moi de faire la distinction entre les
différents spécialistes et les différentes institutions prévues pour
l'accueil des enfants en difficultés scolaires et leurs parents.
J'en reviens à la demande de C. M., à propos de son fils Alexandre.
Six mois de psychothérapie c'est relativement court, si les symptômes
sont toujours présents. N'y a t-il pas eu interruption de cette cure ?
Peut-être, avec l'accord du thérapeute pourrait-il être envisagé un
autre mode de prise en charge, une rééducation orthophoniste par
exemple avec quelqu'un qui a réfléchi aux difficultés spécifiques du
passage à l'écrit chez des enfants qui prolongent une certaine
relation de dépendance à leur mère. Vous pouvez relire mon article à
ce sujet. Très souvent alors que la demande des parents porte au
commencement sur le comportement scolaire, cette demande va se modifier
pour intéresser de manière plus globale l'ensemble de la vie de
l'enfant. Quand les parents manifestent de vives réticences à cette
intrusion dans leur vie privée, c'est qu'il y a réellement un
problème crucial qu'ils veulent éviter d'aborder. Les parents sont de
bonne volonté quand ils veulent activement participer à la résolution
des troubles de leur enfant. |
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