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PREVENTION DE L'OBESITE DE L'ENFANT
Intérêt d'une prévention
Il est préférable que les bonnes habitudes alimentaires se prennent tôt, le risque
d'obésité à l'âge adulte étant étroitement lié au comportement alimentaire adopté
dès l'enfance. Le risque d'obésité ou de surpoids est d'autant plus important que
l'enfant fait partie d'une famille à risque de surpoids. D'autre part, le nombre de
cellules graisseuse augmente en fonction des apports lipidiques, durant l'enfance.
Prévalence
La fréquence de l'obésité tend à augmenter partout dans le monde, essentiellement
chez l'enfant en France. (+149 % sur une étude Française entre 1980 et 1996, enfants de
10 ans +/- 1 an)
Modification des habitudes de vie
L'augmentation de la prévalence de l'obésité de l'enfant est en partie due
- Aux modifications des habitudes alimentaires, favorisant les aliments sucrés et gras
tels que soda sucré (coca cola, jus de fruits), sandwich, restauration rapide, (Mac
Donald par exemple).
- A la tendance à la diminution de l'activité physique, utilisation plus fréquente des
escalators, voiture
- A l'augmentation constante des activités de loisir statiques telles que télévision,
jeux vidéo et ordinateur.
Quantités des aliments proposés
Essayer de laisser l'enfant réguler sa prise d'aliments selon son appétit, servir une
portion en rapport avec son âge. La tendance est souvent de calquer les apports du "
petit dernier " sur ceux du grand frère ou de la grande sur. Chaque âge a ses
besoins, différents en fonction des dépenses énergétiques. Ne pas forcer un enfant à
finir son assiette.
Qualité des aliments
- Tous les livres de nutrition parlent de menus " équilibrés ". L'idée
actuelle est d'apporter toutes les sortes d'aliments, en préférant certains produits par
rapport aux autres.
- Ne pas oublier que l'organisme d'un enfant est en pleine croissance, l'enfant a des
besoins essentiels en protéines, en calcium, en vitamines.
- Essayer de favoriser l'apprentissage de nouvelles saveurs pour l'enfant. Diversifier au
maximum son alimentation, en fonction de ses goûts.
- L'excès de produits gras ou sucrés semble néfaste. Cuisiner peu gras, préférer
purée ou pomme de terre aux frites par exemple. Eviter de rajouter du sucre dans yaourts,
petits suisses, fruits.
- Essayer de ne pas privilégier les aliments à densité calorique haute (riche en
lipides et en sucre)
- De fait, il faut essayer de "désacraliser" les aliments sucrés et gras comme
les desserts, les confiseries en évitant de menacer de priver l'enfant de dessert si le
plat principal n'est pas terminé.
- L'apport de Protéines doit être suffisant mais pas excessif. Diversifier les apports
protéiques, penser à cuisiner du poisson, donner du jambon, de la viande blanche.
Certains aliments autres que la viande apportent des protéines, ce sont les légumes
secs, les produits lactés.
- Donner un produit lacté à chaque repas permet d'apporter la ration en calcium
nécessaire à la croissance.
- Boissons : Favoriser l'eau pure. Eviter les sodas, jus de fruits apportant beaucoup de
sucre
Rythme des repas
- 4 repas, éviter de donner gâteaux, confiseries ou boissons sucrées en dehors des 4
repas principaux.
- Donner un bon petit déjeuner, lait, céréales, fruits, selon les goûts de l'enfant
- Attention aux goûters trop copieux. Eviter les barres chocolatées, énergétiques,
renfermant beaucoup de corps gras et de sucres
- Si l'enfant refuse son repas ou fait un repas léger, éviter de proposer un aliment en
dehors des 4 repas, en "compensation".
- Lutter contre le grignotage en dehors des repas, devant la télé ou le jeu
électronique. Ces apports alimentaires sont souvent peu équilibrés, apportant beaucoup
de lipides et de sucres (chips, gâteaux). Le dîner ou le déjeuner de l'enfant "
grignoteur " risque alors d'être moins complet.
Se dépenser
- Favoriser l'activité physique. Inciter l'enfant à bouger, éviter de multiplier les
périodes où l'enfant est statique, télévision et/ou jeux vidéo.
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