Les 7 vérités

LES 7 VERITES DE LA CORTICOTHERAPIE ANTENATALE (MATURATION PULMONAIRE)

2 Un danger pour l'enfant ?

Malformations.

A des doses beaucoup plus fortes, en expérimentation animale, on en a obtenu.
Au terme auquel ils sont administrés et aux doses utilisées communément chez l'être humain, on peut être rassuré sur ce risque. Il n'y a donc pas de risque de malformations supplémentaires chez l'enfant.

Surrénales atrophiées

Puisqu'on apporte du cortisol au fœtus, on pourrait craindre que ses propres glandes ne le fabriquent pas et s'atrophient. Dans les faits, on n'a jamais observé ce type de phénomène

Effets de l'hormone injectée

On a craint que l'enfant ne présente des signes d'une trop grande imprégnation en cortisol, qu'il ait été victime d'un état d'hyper-cortiscisme. Cela a été retrouvé une seule fois chez le nouveau né d'une mère qui avait reçu 7 cures de corticoïdes. A l'âge de 10 mois, l'enfant était tout à fait normal.

Risque infectieux.

Les corticoïdes sont des anti-inflammatoires. Ils diminuent la réaction de l'organisme aux agressions microbiennes. En théorie, ils diminuent l'immunité.
Membranes intactes ou rompues, le risque n'est pas suffisant pour faire renoncer aux avantages.

Effets sur le comportement du fœtus.

Il a été noté qu'après utilisation de corticoïdes, principalement à l'instauration du protocole, les variations du rythme cardiaque fœtal étaient moins importantes pendant deux jours. Une diminution des mouvements fœtaux et respiratoires accompagnent ce phénomène.
Ces signes, considérés hors du contexte, sont en général ceux d'une souffrance fœtale. Là, il ne faut pas les interpréter dans de sens. Il ne faut pas non plus les confondre avec de vrais signes de souffrances fœtale, qui imposent, eux, de faire pratiquer une extraction d'urgence.
Plus récemment, on a pu montrer - chez l'animal puis en clinique humaine - que les corticoïdes seraient responsables d'un ralentissement de la croissance fœtale (diminution transitoire de la taille et du périmètre crânien à la naissance). Cet effet serait transitoire, non retrouvé ensuite pendant l'enfance.

Effets à long terme.

Chez l'animal, des études ont montré une augmentation des problèmes cardio-vasculaires à l'âge adulte.
Chez l'être humain, les tests effectués à 3, 6 et 12 ans, n'ont rien révélé en matière de croissance et de développement statural ou psychique. Bien qu'insuffisantes, ces données sont rassurantes quand à leur effet sur le long terme.

édité le 17/02/2001

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