Dans certains cas particuliers, comme l’hypotrophie foetale, quand bébé ne grossit pas assez, il est intéressant d’avoir une notion précise du débit dans les artères utérines de la mère.
Ces artères sont celles qui véhiculent le sang qui va nourrir l’enfant en se jetant dans le placenta
Le moyen de déterminer le débit dans ces artères est fourni par l’écho doppler. Voir
Leoe
Le Notch, c’est un petit creux qui se situe juste après le pic. Cela veut dire que juste après le débit fort de la systole, quand le coeur se contracte et pousse le sang, on voit chuter le débit, comme par contrecoup. C’est ce que l’on appelle l’incisure la coupureproto-diastolique du début de la diastole. On pense que les structures qui se trouvent plus loin que la zone que l’on examine, au niveau du placenta, sont alors telles qu’elles opposent une sorte de résistance élastique.
C’est pas bon, vous le comprenez. Ca signifie que le placenta ne profite pas comme il le pourrait du sang de la maman.
On pense que le placenta, quand il s’est formé, n’a pas creusé assez loin pour accéder aux artères de la maman dans leur portion large.
La présence sur les enregistrements doppler de ce Notch n’est réellement pathologique qu’à partir de 26 semaines d’aménorrhées.
Sa présence laisse à penser que l’enfant n’est pas bien perfusé par la mère.
Il y a un autre élément qui est important dans l’enregistrement doppler, c’est le rapport systolo-diastolique. C’est à dire la mesure du débit le plus haut divisée par celle du débit le plus bas. Si ce rapport augmente, cela veut dire que, hormis le moment où le coeur force pour envoyer le sang, celui ci ne s’écoule pas bien.
C’est aussi un signe de résistance en aval.
Quand le notch apparaît sur un tracé ou que ce rapport est augmenté, il y a plus de risques que ces enfants naissent prématurément, plus petits et présentent plus de problèmes.