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LA SUBSTITUTION CHEZ LES HÉROÏNOMANES
ENCEINTES
Principe
Il a été précédemment établi que la grossesse d'une femme
toxicomane est une grossesse de très haut risque médico-social.
Longtemps enfermée dans l'illégalité, la mère toxicomane est restée
éloignée des structures sanitaires et sociales par peur du
"signalement", peur d'être contrainte à un sevrage brutal et
coercitif, peur que son enfant lui soit enlevé, peur en somme d'être
jugée.
Tous les services d'obstétrique ont connu ces patientes fébriles et
impatientes, au comportement déroutant et souvent agressif, venant
accoucher inopinément sans dossier médical, quittant le service à la
hâte, dès l'accouchement terminé et souvent perdues de vue.
Il fallait donc "inventer" de nouvelles modalités de prise en
charge, globale et multidisciplinaire, n'ayant comme objectif que le
bien être de la mère, le bien être de l'enfant et les liens
mère-enfant.
Les traitements de substitution ont été, depuis les années 90, une
opportunité pour cette prise en charge.
Il s'agit de traiter la dépendance à l'héroïne par une substance en
principe moins toxique et d'empêcher ainsi la survenue des symptômes
de manque.
Qu'en attendre?
Un meilleur suivi médical et obstétrical une meilleure
accessibilité sociale : sortir de la marginalité, du deal et de la
prostitution, renouer des liens familiaux, voire professionnels.
Cette substitution librement décidée par la patiente, permet
d'établir avec la femme enceinte toxicomane, un véritable contrat de
confiance, accompagné d'un soutien psychologique régulier, où
chaque membre de l'équipe multidisciplinaire tient sa place
spécifique.
(à suivre... les différents produits)
édité le 15/01/2001
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