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EFFET DE L'HÉROÏNE SUR LA GROSSESSE
Conséquences sur le foetus
Tous les opiacés franchissent librement le placenta. En dehors de la
prématurité et de I'hypotrophie, la maigreur, fragilisant le foetus,
cette dépendance in utéro à l'héroïne rend le foetus très
vulnérable au syndrome de sevrage tant au cours de la grossesse
qu'après la naissance.
- Au cours de la grossesse : Un sevrage brutal au premier trimestre
accroît le risque de fausse couche spontanée ; cette situation
compte tenu de la découverte tardive de la grossesse, échappe
souvent au contrôle médical.
- Au troisième trimestre : des prises irrégulières d'héroïne,
liées aux aléas du "deal", ou des essais de sevrage
autogérés par la patiente, exposent à des souffrances foetales
aiguës pouvant aboutir à ta mort foetale in utéro. Ces épisodes
de manque répétés du foetus peuvent se traduire par une
augmentation des mouvements foetaux qui doivent alerter. De fait,
retenez le bien, en dehors d'un strict contrôle médical, le
sevrage de l'héroïnomane est fortement déconseillé au troisième
trimestre de la grossesse.
- A la naissance : Le syndrome de sevrage du nouveau-né apparaît
dans des degrés variables de quelques heures à quelques jours. Il
associe des signes neurologiques, au premier plan du tableau
clinique, des signes digestifs et des signes respiratoires. Il
nécessite une prise en charge spécifique qui sera développée
plus loin.
(à suivre... la substitution)
édité le 15/01/2001
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