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PRISE EN CHARGE DE LA FEMME ENCEINTE HÉROÏNOMANES
SUBSTITUÉE
La prise en charge du nouveau-né
Ne pas séparer la mère héroïnomane de son enfant doit être un
objectif prioritaire.
Les lieux d'accouchement possédant des structures de lit
"mère-enfant", type unités "kangourou" doivent
être privilégiés pour l'accueil de ces patientes.
Le syndrome de manque du nouveau-né est souvent imprévisible : plus ou
moins tardif, parfois inexistant, il conviendra de rester très vigilant
devant l'apparition des symptômes d'alerte.
Signes neurologiques : agitation, hyperexcitabilité, cri aigu, troubles
du sommeil, trémulations, hypertonie, voire convulsions.
Signes digestifs: mauvaise succion, régurgitations, vomissements,
diarrhées.
Autres signes : respiration rapide, courte, éternuements, hoquet,
accès de sueurs profuses, accès de rougeur cutanée.
Cette séméiologie, systématiquement recherchée à la naissance,
peut être codifiée par le score de FINNEGAN. Celui-ci, si possible
avec l'aide de la mère, sera régulièrement évalué dans la journée
par les puéricultrices pour adapter chez le nouveau-né les traitements.
Les premiers jours et jusqu'à l'expression du syndrome de sevrage, le
score est établi toutes les 4 heures. Lorsque la symptomatologie est
bien contrôlée par le traitement, le score est établi toutes les huit
heures. Après quelques jours de stabilité clinique, la diminution
progressive du traitement peut se faire et le contrôle se maintenir 48
h après l'arrêt du traitement. Cette prise en charge du syndrome de
sevrage, accompagnée de mesures de nursing appropriées (fractionnement
des repas, laits épaissis anti-régurgitations), peut se prolonger
plusieurs jours ce qui nécessite souvent des mesures d'hospitalisation
et de surveillance adaptées.
(à suivre... la sortie de la maternité)
édité le 15/01/2001
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