Le Tabac et la femme

Par le docteur Paul Benos

FREQUENCE DU TABAGISME CHEZ LA FEMME

La "population tabagique" se féminise.

Le constat des épidémiologistes est alarmant : - les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses et plus jeunes à fumer, des enquêtes menées dans des collèges montrent que 33 % des adolescentes fument à l'âge de 14 ans ; entre 18 et 25 ans, 50 % des jeunes filles fument.

- Alors que l'on aurait pu croire que la grossesse serait un événement facilitateur à l'arrêt du tabac, force est de constater que 35 % des femmes sont fumeuses en début de grossesse et que 70 % d'entre elles continueront pendant la grossesse. 95 % d'entre elles fumeront à nouveau dans les années qui suivent leur accouchement.

Toutes les femmes ne sont pas égales face au risque du tabac.

En effet, un certain nombre de facteurs dits "d'environnement" modulent les effets nocifs du tabac :

  • l'ancienneté de l'intoxication - le nombre de cigarettes fumées par jour : la toxicité est donc dépendante sans qu'il soit très facile d'établir un seuil de toxicité
  • l'inhalation de la fumée ou non, modifiant la quantité de nicotine absorbée
  • les autres intoxications associées, alcool et caféine en particulier
  • le type de cigarette, contrairement à une idée reçue, intervient peu : les cigarettes blondes, à bout filtre, dites "légères", malgré un moindre dosage en goudron, ne semblent pas moins nocives que les autres, tout au moins dans le domaine de la reproduction.

Mieux vaudrait s'en tenir au conseil d'un célèbre pneumologue bordelais qui déclarait : "les seules cigarettes inoffensives sont celles qu'on ne fume pas !".

(à suivre... les risques encourus pour la partie gynéco)

 

édité le 15/01/2001

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