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FERTILITÉ
J'ai arrêté recemment la pilule. Quelles conséquences pour ma
future grossesse ?
La contraception est proposée comme un moyen de réguler les naissances or souvent
elle est présentée et perçue comme un moyen de les programmer. Les couples qui adoptent
la pilule comme moyen de contraception interrompent son utilisation quand ils sont
désireux d'entamer une grossesse. Ils sont souvent impatients de voir celle ci survenir.
Quelles conséquences, quelles influences la prise, souvent longue, de cette contraception
a-t-elle sur les grossesses qui suivent
Le délai de survenue d'une grossesse après arrêt de la pilule est un peu plus long
qu'après l'interruption d'un autre moyen de contraception tel le stérilet ou les
préservatifs. Il est en moyenne de six mois contre trois mois.
On a craint un moment qu'il y ait plus de fausses couches spontanées de ces grossesses
post-pilule. On arguait du fait que la pilule modifiait quelques propriétés de la
muqueuse utérine sur laquelle vient se nider l'uf. Là non plus, il ne semble pas
que le pourcentage des fausses couches soit différent.
Au contraire, trois études ont retrouvé une diminution des interruptions de grossesse
dues aux anomalies chromosomiques chez les utilisatrices de pilule.
En conclusion, il n'y a aucune nécessité de faire interrompre la pilule quelques cycles
avant le désir d 'entreprendre une grossesse.
Une petite précaution néanmoins qui concerne les grossesses survenues immédiatement
après l'arrêt de la pilule : la nécessité de contrôler plus précisément à
l'échographie la date de la conception.
P.S. Attention, la contraception en général et la pilule en particulier sont destinées
à retarder la survenue d'une grossesse. L'âge maternel de la conception est un facteur
qui influe dans le sens péjoratif sur la fertilité et le risque d'avortement spontané
mais ceci est une autre histoire. (tiré d'une publication)
Je veux programmer une naissance.
Ce doit être dû à l'époque. On peut contrôler les naissances, on a aussitôt
pensé qu'on pouvait les programmer . Or sauf pour des cas précis, on n'a pas intérêt
à tenter de hâter la survenue d'une grossesse.
Sur les cent couples normaux qui désirent une grossesse, un peu plus d'un tiers
l'obtiendra dans les deux à trois mois, l'autre tiers attendra six autres mois et le
dernier tiers douze autres mois.
On conseille donc de ne proposer des examens, disons, agressifs qu'après deux années
d'infertilité.
Aux couples pressés, on peut proposer de faire une courbe thermique, un spermogramme et
un test de Hühner après un an d'essais infructueux.
- Courbe thermique : Prendre sa température tous les matins, avant même
le saut du lit, pour retrouver le décalage vers le haut qui signe qu'une ovulation a eu
lieu et qu'une certaine hormone, la progestérone, a commencé d'être produite par les
ovaires.
- Spermogramme : C'est l'étude du sperme du conjoint. On ne note pas
seulement le nombre de spermatozoïdes mais leur vitalité, leur durée de vie, leur
mobilité et les éléments cellulaires et chimiques qui les accompagnent.
- Test de Hühner : C'est l'examen de la glaire cervicale, la sécrétion
de l'entrée de l'utérus, après un rapport sexuel. Le but est d'observer, aux alentours
de l'ovulation, le comportement des spermatozoïdes du conjoint dans ce qui est destiné
à les accueillir dès l'éjaculation.
On dit souvent aux patientes qu'il ne faut pas y penser
Mais, bon, on sait que
c'est pas facile, que les couples ont peur de galèrer pour obtenir cette grossesse et que
si il y avait un problème, ils préféreraient que ce soit traité sans trop tarder.
- édité le 01/01/00
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