Les questions-réponses en gynécologie

QUESTIONS REPONSES LES CANCERS GÉNITAUX

Cancer de l'ovaire et génétique

Chez les femmes qui ont eu un cancer de l'ovaire, on retrouve dans les deux tiers des cas un certain gène, le gène p53. En étudiant celles-ci, on s'aperçoit qu'elles sont de celles qui ont eu plus d'ovulations dans leur vie génitale. Elles sont de celles qui ont eu une puberté précoce, une ménopause tardive, peu d'enfants et n'ont pas pris longtemps la pilule.
Hypothèse : Chaque ovulation pourrait "secouer" certaines cellules ovariennes et produire des erreurs génétiques dans leur code. (IM079)

On me propose une IRM du sein. Pourquoi ?

L'IRM cherche sa place dans la pathologie du sein et elle est en passe de la trouver. Il faut voir la résonance magnétique comme un examen de suivi dans les cas ou le tissu mammaire a été remanié, par la chirurgie (ablation d'une tumeur avec ou sans reconstruction par prothèses), ou la radiothérapie. On l'utilise aussi dans la recherche des petits foyers tumoraux autour d'un cancer diagnostiqué. On cherche encore un produit qui pourrait se fixer préférentiellement sur la tumeur et que l'IRM pourrait visualiser nettement. Ca viendra.

Je voudrais bien prendre un traitement pour la ménopause mais j'ai peur du cancer

Il y a deux cancers qui sont susceptibles d'être "favorisés" par la prise du traitement de la ménopause. Celuis de l'utérus et celui du sein.
Lisez tout de même la suite pour vraiment comprendre.
Celui de l'utérus, c'est facile : si on donne de la progestérone en même temps que les oestrogènes, il n'y a pas d'augmentation du risque.
Celui du sein, c'est plus compliqué. Les études abondent sur le sujet et le risque semble à présent clairement identifié. Le risque semble lié à l'utilisation des progestatifs. La prise sur une courte période, de cinq ans et moins, n'occasionne aucune modification quand à la fréquence de la survenue du cancer du sein. Pour des prises plus longues, on note une augmentation de cette pathologie d'un tiers environ. Il faut nuancer cette information de trois remarques. D'une part, il ne faut pas comprendre qu'un tiers des patientes vont avoir un cancer mais que le pourcentage, de l'ordre de 4% à 50 ans s'accroît d'un tiers, pour culminer à 5,5%. D'autre part ces cancers sont détectés plus tôt dans leur évolution. Ils sont donc plus facile à traiter. Preuve en est que la mortalité due au cancer, elle, n'augmente pas et qu'elle diminue même. En dernier lieu, les études, portant sur de très nombreuses patientes, nous proviennent des pays anglo-saxons, précurseurs du traitement, utilisateurs de produits différents de ceux prescrits en France.

édité le 20/02/2001