Le pèle-mêle de sexologie

Par le docteur Albert Ohayon

LA SODOMISATION

La pratique de la sodomie n'est pas exceptionnelle. 
Ca n'est certainement pas celle qui satisfait le mieux les deux partenaires. Elle fait partie des fantasmes masculins, principalement inspirés des films pornos où les femmes feignent de trouver du plaisir à la chose.
Il y a en effet des récepteurs du plaisir sur la muqueuse anale mais il y a aussi des fibres musculaires qui, étirées brutalement, risquent de se déchirer. Elles forment le sphincter, garant de la continence, qu'il ne faut pas léser.

Par ailleurs, la muqueuse annale est fragile. Les processus de cicatrisation sont retardés par le passage des selles et la présence de la flore fécale, bactéries, champignons..

En clair, si le partenaire bouge violemment, aussi violemment que s'il était dans le vagin, le sphincter perdra un peu de sa force de clôture. Preuve en est que les sodomies qui suivent sont plus faciles, le sphincter étant plus complaisant. 
En plus, il y a ce risque de fissure.
Par contre, ceux qui se contentent de l'intromission simple, immobile, accompagnée de caresses vaginales ou clitoridiennes limitent les dégâts.