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Les maladies infectieuses de l'enfance et la grossesse.
Que faire en cas de contact avec un enfant malade ou d'éruption suspecte.
Ce sont la rubéole, la rougeole, la varicelle et les oreillons.
- Cela peut paraître paradoxal mais la vaccination, parce qu 'elle supprime les
épidémies de maladies infantiles, contribue à ce qu'un individu non immunisé peut se
trouver dans la situation de rencontrer la maladie à l'âge adulte.
- Toutes ces maladies sont hautement contagieuses.
- En cas de contact, on éloignera l'enfant malade jusqu'à ce qu'il ne soit plus
contagieux. On conçoit la difficulté lorsqu'il s'agit de son propre enfant.
- On ne retient comme alarmantes que les rencontres directes de la femme avec l'enfant
malade.
- Pour juger de la situation de la femme enceinte vis à vis du risque, on n'acceptera que
le résultat des examens de sang, qu'ils aient été faits dans l'enfance ou là, devant
le risque.
La rubéole.
La sérologie de la rubéole est faite lors de l'examen prénuptial ou de la
déclaration de la grossesse. Le risque est le plus souvent authentifié. On peut et on
doit choisir de vacciner une femme si la séronégativité est découverte avant la
grossesse. Il n'est pas d'usage de la vacciner si elle est enceinte car, même si on n'a
pas rencontré jusque là de malformations chez les bébés de mères vaccinées par
mégarde, on n'ose pas le faire sciemment étant donné qu'il s'agit, bien qu'atténué,
d'un virus vivant.
L'incubation est de 15 jours.
La survenue de la maladie chez la mère est peu bruyante, pouvant se limiter à une simple
éruption.
Le risque pour le ftus est majeur. Il y a peu d'avortements, surtout des atteintes
malformatives. Il culmine à 50% le premier mois de grossesse, chute à 25% le deuxième
mois, à 10% le troisième, 5% le quatrième et il est quasiment nul par la suite.
Que faire ?
La sérologie pour savoir si la femme enceinte est protégée si ça n'a pas été fait
avant. En cas de négativité, on attend.
Si la maladie se déclare dans les quatre premiers mois, il n'y a malheureusement pas
d'hésitation à avoir, il faut proposer aux parents une interruption de la grossesse. Le
risque et l'intensité des atteintes sont bien trop grands pour laisser la place au doute.
La rougeole.
L'incubation est de 14 jours.
La survenue de la maladie comporte des risques sur la grossesse du fait de la fièvre
qu'elle entraîne qui peut précipiter l'expulsion.
On craindra donc un avortement avant six mois et un accouchement prématuré après. On a
déjà vu survenir des morts du bébé dans le ventre de la mère mais c'est très rare.
Que faire ?
Une prise de sang pour vérifier le risque. Des immunoglobulines pour contrer le virus et
attendre. Si la maladie se déclare, refaire les examens, repos au lit, traitements des
symptômes, surtout la fièvre. Par la suite, surveillance échographique accrue et à la
naissance, des examens dirigés de l'enfant.
Les oreillons.
L'incubation est de 21 jours.
La maladie, lorsqu'elle se déclare, atteint les glandes de l'organisme de la mère, les
ovaires, le pancréas et peut aussi hâter l'expulsion avant le terme.
On ne sait pas bien si elle entraîne des malformations. Il semble que c'est exceptionnel.
Que faire ?
Il existe bien des immunoglobulines spécifiques mais elles sont vraiment très chères et
ça ne se justifie peut être pas eu égard au risque réel. A débattre.
Si la maladie se déclare, on fait comme pour la rougeole, repos au lit, traitements des
symptômes, surtout la fièvre. Par la suite, surveillance échographique accrue et à la
naissance, des examens dirigés de l'enfant. .
La varicelle.
La situation n'est pas exceptionnelle. L'incubation est de 14 jours.
Survenant au deux premiers trimestres de la grossesse, la varicelle est responsable de
malformations diverses. Près du terme, elle peut atteindre le bébé et provoque de
sérieux dégâts dans ses organes nouvellement formés.
Que faire ?
On peut prescrire un sérum non spécifique qui a quelques résultats. Si la maladie se
déclare, repos au lit, traitements des symptômes, surtout la fièvre. Par la suite,
surveillance échographique soutenue et spécialisée pour dépister les malformations et
évaluer leur impact et à la naissance, des examens dirigés de l'enfant.
- édité le 13/06/99
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