| Le pêle-mêle d'obstétrique |
LA CRISE D'ÉCLAMPSIE Pendant la grossesse, on sait maintenant qu'il faut certes manger pour deux, ce qui ne veut pas dire manger comme deux. Il en était autrement dans la bourgeoisie d'autrefois où ni le chien, ni le maître, ni la future mère ne devaient suggérer qu'on lésinait sur la nourriture. Une prise de poids, brutale, surprenante par son importance ne surprenaient point. Diagnostic Vous voulez être utiles à une de vos jeunes amies ? Retenez ceci :
à la fin du deuxième trimestre de sa grossesse, votre voisine, jusque
là souple et encore svelte vous apparaît brusquement la silhouette
épaissie et la face aux traits plus lourds, les lèvres épaisses, les
paupières gonflées. Elle peut porter des urines chez son pharmacien. En voyant son visage, il y a fort à parier qu'il fera d'urgence la recherche de l'albumine. Il en trouvera : l'albuminurie commande l'hospitalisation immédiate. Traitement Prescriptions médicales : Faire baisser la pression artérielle, dans les reins (albumine
!),dans le cerveau (éviter les crises convulsives !), sans diminuer la
quantité déjà trop réduite de sang apporté à l'enfant au travers
d'un placenta aux artères de diamètre déjà réduit : C'est difficile
et aléatoire, en tous cas passager. Au péril maternel s'ajoute un
péril fœtal ! Décision obstétricale : Si l'utérus est évacué, la réanimation correcte, les atteintes
réversibles, deux jours après, la reprise de la sécrétion urinaire
affirme l'issue maternelle heureuse. Toutes les fois que l'enfant est
vivant et viable, la naissance est décidée. Le pronostic immédiat est rapidement connu : La mort, en crise, est
exceptionnelle, les troubles psychiques définitifs de plus en plus
rares. A long terme, il faut savoir que la récidive est exceptionnelle, sauf si la jeune femme choisit un nouveau père (ce qui arrive de plus en plus souvent, constatation anecdotique). Ce phénomène, bien connu actuellement oriente les recherches dans la voie de l'absence d'immunisation (qui serait acquise par cette première grossesse, vis à vis du procréateur, interprétation scientifique).
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