Le pêle-mêle de gynécologie

Les migraines cataméniales.

L’origine du trouble.

Les hormones féminines ont des effets connus sur les artères. Le principal est de contribuer à l’augmentation de leur calibre. C’est un effet considéré comme bénéfique. C’est en partie ce que l’on pense dommageable de voir les femmes perdre à la ménopause. A la fin d’un cycle menstruel, qu’il soit naturel ou induit par la prise de pilule, la quantité des hormones circulant dans le sang chute. C’est ce qui va déclencher les règles. Cette chute entraîne une vasoconstriction. Les artères, en particulier cérébrales, voient leur calibre diminuer assez brutalement. C’est un spasme, pas une interruption de la circulation. Il s’ensuit, de manière réflexe, une dilatation réactionnelle.
Vous avez là le mécanisme type de la migraine avec la vasoconstriction, responsable des signes ophtalmiques par exemple, et la vasodilatation qui la suit à l’origine des maux de tête.

Les traitements.

Les antalgiques, paracétamol, aspirine ou anti-inflammatoires agissent sur la douleur sans empêcher le mécanisme.
On peut être tenté de penser que l’action sur les artères n’aurait pas une telle ampleur lors d’un cycle, disons, parfait, équilibré. De là les propositions de traitements hormonaux destinés à complémenter telle ou telle phase du cycle, le plus souvent la deuxième partie, en progestérone.
Le traitement étiologique, celui de la cause, consiste à faire en sorte que le taux des oestrogènes ne s’effondre pas mais diminue progressivement. On utilise pour cela des oestrogènes naturels, sous forme de patch. Il est posé 3 jours avant la date supposée de survenue des règles et retiré le lendemain de celle ci. Les résultats observés sont encourageants.

édité le 15/01/2000