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- Les mastodynies.
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- L'origine.
- On ne sait pas très bien quelle est l'origine de ces tensions mammaires que l'on
rencontre aux deux extrêmes de la vie génitale et parfois entre celles ci.
On a cru à un moment que tout cela était facile à expliquer, qu'il s'agissait
simplement d'un désordre hormonal, que le corps manquait de cette hormone que l'on
appelle progestérone. Aujourd'hui, cette explication ne suffit plus. On sait que sa cause
est plus complexe, que le système hormonal n'est pas aussi simple qu'on l'a cru, il y a
quelques années.
Les douleurs que vous ressentez résultent en grande partie d'une tension, d'une sorte
d'dème, du tissu dans lequel baigne la glande mammaire.
Les traitements.
- Les produits qui diminuent cet dème agissent aussi sur la douleur.
· La progestérone.
Assimilée sous forme de comprimés, elle devrait être efficace mais c'est inconstant,
preuve que l'origine du symptôme n'est pas simplement une insuffisance hormonale. Elle
présente par ailleurs l'inconvénient d'influer sur tout le système et d'occasionner
quelques effets secondaires, dont les prises de poids.
Appliquée localement, ses effets semblent intéressants. Dépourvue de conséquences de
type général, elle est souvent suffisante. Reste qu'elle est désagréable à appliquer
et que nos patientes ont perdu l'habitude d'appliquer, de masser, bref de soigner, elles
préfèrent traiter.
· Les veinotoniques. Ils ont leur place comme traitement d'appoint.
· Les pâtes décongestionnantes. Elles sont très utiles et efficaces pour soulager en
période de crise. On les réchauffe au bain-marie, on les applique en couche épaisse,
directement ou sur une compresse de gaze.
· Les gels désinfiltrants. Ils agissent un peu comme les pâtes sans en avoir ni
l'efficacité, ni les contraintes. Appliqués sur le sein, ils réduisent localement
l'dème.
Les conséquences.
- Paradoxalement, le cancer du sein ne résulte pas de ce mécanisme. Le cancer, c'est la
multiplication anarchique des cellules des petites unités qui fabriquent le lait ou des
canaux qui le transportent jusqu'au mamelon. Il n'en demeure pas moins que l'architecture
de ces structures peut être modifiée par les désordres du tissu environnant. C'est ce
qu'on appelle la mastose. Il n'y a donc pas de relation de cause à effet entre la mastose
et le cancer du sein. Ça ne protège pas non plus, c'est différent. Les populations
atteintes peuvent se recouper mais le lien que l'on pensait pouvoir tisser entre ces deux
pathologies n'est pas établi à ce jour. On peut s'en réjouir ou s'en plaindre, c'est
ainsi.
Non traités, les troubles s'aggravent, leur fréquence et leur durée augmente. Une fois
traités, c'est l'inverse. D'où l'intérêt de concevoir la thérapeutique comme un
traitement, non comme un calmant.
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