| La pathologie obstétricale |
OLIGAMNIOS Le diagnostic est plus souvent évoqué par les circonstances ou l'examen échographique de surveillance systématique. En effet, la taille trop faible de l'utérus pour l'âge de la grossesse, le fœtus qu'on dirait moulé par l'utérus ne sont que tardivement perçus par le clinicien. Le diagnostic de rupture des membranes méconnue peut parfois être évoqué même si la patiente déclare n'avoir constaté aucun écoulement : l'injection de colorant dans la cavité amniotique confirme le diagnostic en tachant le vagin par où il ressort. Au deuxième trimestre la constatation de citernes réduites doit faire évoquer une malformation rénale supprimant toute formation d'urines : c'est difficile à voir sous l'échographe, mais d'autres signes peuvent être relevés tel l'aspect du visage avec le menton rentré ou les dilatations kystiques dans l'abdomen. Au troisième trimestre, il faut incriminer un mauvais apport de sang
maternel au placenta. Souvent, c'est une hypertension artérielle
affirmant là sa menace sur la vie fœtale. Le doppler des artères
utérines, du cordon, dictent l'attitude à tenir, corrélées par
l'enregistrement cardiaque fœtal. Poursuivre la grossesse ou la
terminer dans l'intérêt de la mère et surtout de l'enfant ? Telle est
la question. Après le terme, la diminution du volume amniotique implique la terminaison de la grossesse en raison du menaçant vieillissement placentaire.
édité le 15/12/2000 |