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HYDRAMNIOS CHRONIQUE
Le diagnostic est suspecté par l'examen clinique : l'utérus est
plus gros que le voudrait l'âge de la grossesse ; l'enfant se
"promène" dans le liquide, obéissant à une chiquenaude
comme un glaçon dans l'eau qui part pour revenir. Ce constat est fait
en fin de grossesse pratiquement toujours (7°/9° mois)
L'échographie confirme l'existence de l'anomalie en mesurant l'espace
clair qui sépare le fœtus de la paroi utérine. On parle des citernes
amniotiques et de leurs diamètres.
L'échographie fait plus : elle étudie le tube digestif, les poumons,
les reins, le cordon à la recherche d'une malformation. C'est le
diagnostic anténatal.
Accessoirement d'autres moyens peuvent être utilisés. L'analyse du
sang maternel peut révéler un diabète, une incompatibilité sanguine.
Un prélèvement amniotique, ou du sang du cordon est exceptionnellement
indiqué.
L'enquête peut parfois être infructueuse : la cause peut être
invisible tel un trouble passager perturbant le fonctionnement digestif
ou bronchique. L'incertitude correspond alors, il faut le dire, dans
l'immense majorité des cas à une cause ne mettant pas en péril
l'avenir de l'enfant.
Quand la cause est trouvée, il reste à en faire l'analyse :
est-elle, à la naissance, corrigible par la chirurgie ? C'est le cas
pour l'atrésie isolée de l'œsophage par exemple. Il en est d'autres.
Hélas, il peut arriver que l'on puisse affirmer que l'enfant n'est pas
viable ou porteur d'une anomalie définitivement et lourdement
invalidante. L'interruption eugénique est indiquée, réalisable avec
l'accord de la gestante.
Provoqué ou spontané, l'accouchement doit toujours être surveillé
avec rigueur, et l'équipe pédiatrique appelée pour être présente à
la naissance.
édité le 15/12/2000 |
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