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CES (GROS) MAUX QUI FONT DU MAL
On ne peut pas passer en revue tous les dangers qui guettent une femme enceinte, ce
serait fastidieux, d'autant qu'elle n'est pas à l'abri de la pathologie commune, non
spécifique à son état. Il me semble préférable d'attirer votre attention sur quelques
points particuliers, qui doivent vous alerter et vous amener à prendre le conseil d'un
spécialiste.
Ils sont au nombre de quatre :
Les saignements
Au premier trimestre
Un quart des grossesses connues saignent, dont la moitié va malheureusement échouer.
Les autres continueront sans se différencier de celles qui n'ont pas saigné, pour peu
que la mère soit âgée de moins de quarante ans. Quand la mère est plus âgée, le
nombre d'incidents est accru.
Parfois, ça n'est que le col de l'utérus qui saigne, la grossesse n'est alors pas
menacée par le trouble.
Au troisième trimestre
Ce signe est plus sérieux
- Lorsque le saignement est abondant, rouge et indolore, il s'agit le plus souvent d'un
placenta situé trop bas dans l'utérus.
Au cours du dernier trimestre, le muscle utérin s'étire trop rapidement dans sa partie
basse, le placenta ne peut pas suivre le même développement et se décolle de sa base.
Puisque cela se produit près de l'orifice cervical, le sang qui s'insinue entre les deux
structures s'écoule dans le vagin. Les globules rouges perdus sont d'origine maternelle.
L'hémorragie se tarit, sans grande conséquence le plus souvent, mais elle peut
récidiver.
La surveillance, le repos et les traitements contre les contractions suffisent dans la
plupart des cas à gagner du temps et se rapprocher du terme.
- D'autres fois, le saignement est minime mais on peut comprendre qu'il inquiète
néanmoins les futurs parents. Il est parfois déclenché par un rapport sexuel.
- Ça n'est pas grave quand il s'agit seulement d'un saignement provenant d'un col
traumatisé physiquement par le geste sexuel.
- Le col peut aussi saigner alors qu'il est le siège d'une infection. C'est plus
sérieux. On soupçonne actuellement l'infection du col utérin et des membranes
amniotiques, le sac dans lequel se développe le foetus, d'être à l'origine de la
plupart des accouchement prématurés. Faire donc effectuer des prélèvements, rechercher
l'infection et la traiter le plus vite possible pour éviter la rupture des membranes et
les contractions utérines qui mènent à l'accouchement prématuré.
(à suivre... l'hypertension déclenchée par certaines grossesses)
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