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DISCUSSION
Le pour
La mère, tout d'abord:
Dans l'immédiat, la durée de son effort d'expulsion du ftus est raccourcie par
amoindrissement de la résistance de l'obstacle du périnée. La plaie, après suture, est
plus nette, donc, en principe moins douloureuse. Elle a la garantie, après cicatrisation
d'un retour à la situation antérieure, qu'il s'agisse de la souplesse et de la
sensibilité des muqueuses vulvaires et de la peau du périnée. La tonicité des muscles
releveurs est retrouvée intacte, par elle et par lui, en même temps que celle des
muscles abdominaux.
L'enfant n'est pas oublié.
Sa naissance, plus rapide permet d'échapper plus tôt à la menace de mauvaise
oxygénation causée par la lenteur d'un franchissement laborieux des ultimes barrages.
Ses déformations, certes passagères sont moins marquées, ce qui accroît
considérablement son indispensable pouvoir séducteur, vis à vis de sa maman mais aussi
de l'entourage, proche ou lointain.
Les praticiens et praticiennes sont satisfaits
Les manuvres d'extraction sont plus aisées, qu'elles soient instrumentales ou non:
Moins de traumatisme maternel et ftal. La réparation, bien codifiée, et souvent
répétée ne présente ni difficulté technique, ni risque particulier imprévisible. Il
n'y a pas de lésions ano-rectales, puisque l'intervention a sectionné, là ou il est
facile de suturer, sans risque d'incontinence ultérieure. Il n'y aura pas non plus de
nécrose tissulaire à craindre. Les suites, immédiates et lointaines sont de bon
pronostic. Aucun juge, après expertise, n'a jamais critiqué l'indication d'une
épisiotomie, mais pourrait accuser de ne pas avoir fait profiter de ses avantages.
- édité le 13/08/00
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