Les épisiotomies

Par le professeur Claude Colette

DISCUSSION

Le pour

La mère, tout d'abord:
Dans l'immédiat, la durée de son effort d'expulsion du fœtus est raccourcie par amoindrissement de la résistance de l'obstacle du périnée. La plaie, après suture, est plus nette, donc, en principe moins douloureuse. Elle a la garantie, après cicatrisation d'un retour à la situation antérieure, qu'il s'agisse de la souplesse et de la sensibilité des muqueuses vulvaires et de la peau du périnée. La tonicité des muscles releveurs est retrouvée intacte, par elle et par lui, en même temps que celle des muscles abdominaux.

L'enfant n'est pas oublié.
Sa naissance, plus rapide permet d'échapper plus tôt à la menace de mauvaise oxygénation causée par la lenteur d'un franchissement laborieux des ultimes barrages. Ses déformations, certes passagères sont moins marquées, ce qui accroît considérablement son indispensable pouvoir séducteur, vis à vis de sa maman mais aussi de l'entourage, proche ou lointain.

Les praticiens et praticiennes sont satisfaits
Les manœuvres d'extraction sont plus aisées, qu'elles soient instrumentales ou non: Moins de traumatisme maternel et fœtal. La réparation, bien codifiée, et souvent répétée ne présente ni difficulté technique, ni risque particulier imprévisible. Il n'y a pas de lésions ano-rectales, puisque l'intervention a sectionné, là ou il est facile de suturer, sans risque d'incontinence ultérieure. Il n'y aura pas non plus de nécrose tissulaire à craindre. Les suites, immédiates et lointaines sont de bon pronostic. Aucun juge, après expertise, n'a jamais critiqué l'indication d'une épisiotomie, mais pourrait accuser de ne pas avoir fait profiter de ses avantages.

édité le 13/08/00
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