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DISCUSSION
Le contre
La mère n'y trouve pas systématiquement avantage
Il est des épisiotomies inutiles, tout simplement parce que le périnée est plus souple
que l'évaluation ne le laissait supposer et qu'il ne se déchire pas comme on pouvait le
craindre. La preuve? Elle est mathématique: Incitez une équipe à diminuer ses
indications. Si elle le fait, vous constaterez que le taux de périnées intacts après la
naissance s'est accru, proportionnellement à la diminution du taux des épisiotomies.
Bref, il est des épisiotomies totalement inutiles. La cicatrisation d'une déchirure
spontanée n'est pas a priori plus aléatoire que celle d'une incision oblique, donc
soumise à des tiraillements asymétriques. Les fonctions ultérieures du périnée
dépendent de la qualité de la réparation et de l'environnement loco-régional plus que
du tracé de la plaie(ou de l'incision).
Les bénéfices pour l'enfant ne sont pas toujours certains.
Si la menace d'asphyxie existe, elle l'est depuis bien avant la phase d'expulsion,
donc
compter sur la rapidité de cette dernière est sans garantie pour le nouveau-né. Les
déformations d'un crâne en pain de sucre est due au passage dans le bassin et non à la
durée des efforts de poussée.
Les praticiens n'améliorent donc pas souvent ainsi le pronostic.
Pratiquer l'épisiotomie au moment ou elle est indispensable permet d'en réduire le
nombre, d'en faciliter l'exécution, sans retarder ni gêner l'aide instrumentale ou
manuelle à la naissance. L'essentiel est de bien réparer, ce que savent faire les
anciens par expérience et les plus jeunes par formation chirurgicale. Dans les suites,
les éventuelles souffrances, par difficulté sexuelle en particulier s'apaisent toujours,
pour peu que la patiente, et son partenaires s'en ouvrent au praticien: le traitement est
toujours efficace.
Voilà des propos qui semblent condamner définitivement et totalement l'épisiotomie.
En fait, il n'en est rien.. La nuance est indispensable.
- édité le 13/08/00
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