| Les déclenchements du travail | |
ÉTAT DES CONNAISSANCES SUR LE DÉCLENCHEMENT DE LA NAISSANCEDonnées scientifiques. Elles sont nombreuses à s'être accumulées depuis des décennies et ce n'est pas fini : le sujet est tentant. Chaque découverte a été appliquée à l'obstétrique par des théoriciens brillants. Qu'on découvre les contractions utérines provoquées par les extraits de posthypophyse et c'est l'ocytocine qu'elle contient qui est le primum movens de la parturition. Qu'on constate l'effondrement des dosages d'hormones stéroidiennes et pour certains tout devient simple et clair : voilà pourquoi votre fille est mère. C'est, plus tard, le moment d'envisager le rôle du stress et des sécrétions surrénaliennes de l'enfant à naître, de leur passage placentaire qui stimule l'axe hypothalamo-hypohysaire et donc la glande bourrée de prolactine. Vous m'avez compris ? Ne cherchez pas : aussi bien ça ne sert à rien. Aucune de ces théories ne peut expliquer ce qui se passe dans les situations fréquentes, mais particulières telle l'heure de naissance identique pour tous les poulains ou l'accouchement des enfants sans hypophyse, voire sans vie depuis longtemps. Comme le disciple de Socrate, le fils d'Hippocrate doit dire à ce sujet : " je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien ! " Données empiriques L'action précède la compréhension. En s'appuyant sur l'empirisme, par raisonnement
analogique, force est de constater que l'examen clinique permet d'évaluer les chances de
réussir un déclenchement artificiel : le col utérin doit être mûr. Sa position par
rapport au bassin, par rapport au ftus, sa longueur, sa dilatation, sa consistance
peuvent être appréciées pour donner une cotation chiffrée des cinq signes rassemblés
en un score auquel tous les observateurs donnent une même valeur sans s'être concertés.
En pratique, au dessus de 6 (note sur10 au maximum), on est certain que les contractions
provoquées par perfusion seront efficaces. En dessous de ce chiffre, il vaut mieux
s'abstenir ou chercher à "mûrir" le col. Voilà pourquoi, si les conditions ne
sont pas favorables au départ, il faut parfois patienter, ou même renoncer pour une
extraction par césarienne à faire en urgence.
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