L'accouchement

Par le professeur Claude Colette

Les postures prises par la mère pendant l'accouchement

Fin de la dilatation 

Comment accélérer l'accouchement ? (L'imagination humaine est sans limites, mais avec des convergences inattendues dans les moyens supposés efficaces pour faire descendre l'enfant dans le bassin maternel.)

Les ceintures sont serrées sur un coussin ou directement sur le fond utérin où elles prennent appui.
Au Vietnam la jeune mère est à plat ventre et on tire vers le bas pour y pousser l'enfant par des sangles. Le ou la praticienne peut également se tenir debout, au-dessus du lit pour pousser de leur pied sur les fesses du petit qu'offre le décubitus dorsal de la maman.
En Amérique, les Indiens passent sur le ventre de leur femme assise une sangle sur laquelle ils tirent en se plaçant derrière elle. Il leur arrive de soulever et de secouer celle qu'ils tiennent à quatre par les pieds et les poignets.
La succussion hippocratique, préconisée par le père de la médecine n'est rien d'autre que la manière indienne de procéder, même si la patiente est secouée à la verticale pour faire descendre son petit. Dans nos campagnes, aux siècles précédents, on a vu des femmes attachées debout sur une voiture conduite au galop dans les cahots pour précipiter l'enfant vers la sortie.
Les suspensions maternelles, genoux au ras du sol, sont encore rencontrées dans différentes régions d'Afrique (Soudan, Tchad)

L'analgésie péridurale, les perfusions ocytociques permettent de renforcer au niveau correct la puissance de l'utérus pour en obtenir la dilatation complète de son col et l'évolution mécanique de la tête fœtale normale et normalement présentée à l'entrée du bassin. Tout se passe dans un confort et une surveillance rassurante des paramètres de sécurité maternelle et fœtale. Dans nos contrées, c'est ainsi, mais ce n'est pas le cas partout en ce troisième millénaire.

(à suivre... l'expulsion.)
édité le 13/08/00
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