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L'accouchement
à domicile
Les vraies raisons d'accoucher dans un milieu obstétrical
Avez vous regardé Marie sur la route ? Avant de partir elle fait
trois fois le tour de la voiture. D'abord pour les pneus, puis pour les
éventuelles cabosses gênant le fonctionnement des clignotants, enfin
pour les plaques qui légalement, doivent être propres.
La ceinture bien attachée, elle guette et reguette au cas où un
véhicule déboucherait, juste après qu'elle n'ait regardé. Pendant
tout le trajet, ça continue. Est ce bien par hasard qu'on choisit son
médecin ? Soit parce qu'il a un comportement comparable au vôtre, soit
parce qu'il apparaît adaptable à votre comportement.
Je suis sûr, que tout bien réfléchi, à sa prochaine grossesse,
Marie, encouragée par son mari, changera peut être d'accoucheur, mais
se fera suivre dans un établissement de niveau deux ou même trois.
Elizabeth, c'est autre chose. Elle préfère la vieille deuche parce
qu'elle ne craint rien. Pourquoi trop regarder à droite ou à gauche ?
Elle ne va pas vite. Alors, elle n'a pas peur. Espérons pour elle que
sa chance ne la quittera pas, non plus que pour son troisième projet
d'enfant chez elle.
Peut être les nouvelles de Hollande lui parviendront elles, confirmant
la réduction impressionnante des naissances à domicile dont un tiers
est refusé au premier examen, un quart du restant au dernier mois de
grossesse, et enfin un autre quart du reliquat en cours d'accouchement.
Quelques dix pour cent des accouchements encore, et pour combien de
temps ?
En France, une naissance sur cent se produit hors des structures
hospitalières, le plus souvent dans l'ambulance, vite fait, bien fait,
la mère et l'enfant arrivant pour la délivrance. Très exceptionnels
sont les choix délibérés. Ils sont sporadiques, dispersés, non
reconduits. Mais on en parle, on en parle, on en parle…comme moi même
ici.
- (à suivre... du vécu, du vrai et les leçons à en tirer)
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- édité le 13/08/00
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