|
L'accouchement
à domicile
Il peut paraître difficile d'envisager sans passion l'accouchement
à domicile lorsqu'on est soi même né à domicile après une
extraction au forceps. J'essayerai pourtant d'y parvenir.
M'en reste t-il des séquelles ? A vrai dire, je ne pense pas, estimant
même que le médecin, qui n'était pas spécialiste devait avoir une
certaine compétence . Mais, on se juge si mal, n'est ce pas ?
Les "bonnes" raisons d'accoucher à domicile
La première est un peu passionnelle parce que réactionnelle.
Appelons la Marie : Sa grossesse et son accouchement furent une suite de
fausses nouvelles et de diagnostics imprécis entraînant inquiétude,
angoisse et multiplication des examens, consultations, échographies et
prélèvements divers . Tout a commencé par une nuque trop claire sans
paramètres biologiques concordants . Elle a saigné après
l'amniocentèse. Peu, certes mais il fallut la garder hospitalisée.
Certes, le deuxième trimestre fut calme, mais c'était la période des
vacances. Dès la rentrée, tout a recommencé : "il" était
hypotrophe et sa mère n'a pas pu la rassurer en lui disant les poids
des nouveau-nés, toujours faibles, pour elle et ses sœurs, les tantes,
comme pour la grand-mère du reste.
Et puis, ces boutons, pardon, cet herpès, sans compter la sérologie
positive au cytomégalovirus. Prélèvements recommencés sans
conclusion pratique, avec le mari ingénieur, certes patient au début,
mais de plus en plus agressif et méprisant pour l'équipe.
A l'accouchement, les conciliabules pour savoir si c'était "un
front" ou pas. L'attente, encore incidentée par des "dips".
Heureusement, tout s'était bien terminé, sauf que puéricultrice et
sage-femme disaient une durée de mise au sein différente.
Alors, tout ça, ras le couffin : pour le suivant, je reste à la
maison, d'autant qu'une sage-femme, paraît-il accepte de s'occuper
enfin humainement et simplement d'un phénomène bien naturel.
- (à suivre... une autre "bonne" raison)
-
- édité le 13/08/00
|
|