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L'ENDOMÉTRIOSE
Souvent ignorée du fait de son expression très variable et de ce
qu'elle est difficile à
diagnostiquer puisqu'on doit souvent opérer pour la découvrir,
l'endométriose est susceptible de toucher toutes les femmes en période
d'activité génitale. Elle mérite qu'on s'y attarde.
De quoi s'agit il ?
Ce terme provient du mot Endomètre, qui est une muqueuse,
c'est à dire un tissu qui tapisse l'intérieur de la cavité utérine.
Celui-ci est sensible aux influences hormonales ovariennes et ses
modifications au cours du cycle menstruel aboutit, après une période
de prolifération (épaississement), puis de desquamations, à son
élimination périodique constituant les règles, une sorte de mue.
L'endométriose correspond à la présence d'endomètre à un endroit
inhabituel encore appelé endomètre ectopique. Cette localisation
anormale est le plus souvent à proximité immédiate de l'utérus, dans
la cavité pelvienne (sur les ovaires, les trompes ou le péritoine qui
les recouvre) mais parfois, bien que plus rarement, à distance de
celui-ci : vagin mais aussi vessie, tube digestif, cicatrice
d'épisiotomie ; on parle alors d'endométriose externe.
Parfois, l'endomètre vient pénétrer à l'intérieur du muscle utérin,
qu'il ne fait que recouvrir à l'état normal, sous forme de
diverticules : il s'agit d'endomètre interne ou adénomyose.
Cet endomètre en situation anormale est soumis aux mêmes influences
hormonales que l'endomètre normal : ceci explique que beaucoup de
manifestations de l'endométriose s'exprimeront de manière cyclique,
suivant par là les variations hormonales du cycle menstruel.
- édité le 28/02/2001
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