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La
QUATRIÈME consultation DE GROSSESSE
On tire les conséquences du résultat du triple
test
Si vous aviez décidé de faire pratiquer un triple test, il a eu les
résultats et vous en a fait part.
En effet, il a été décidé que seul le médecin qui a établi la
prescription reçoit les résultats sous une forme compréhensible, le
risque calculé. La patiente reçoit chez elle les dosages mais par leur
interprétation.
Il a été convenu entre vous qu'il vous téléphonerait s'il y avait un
problème. Il n'y en a pas eu et il vous donne là votre exemplaire.
Vous êtes largement rassurée mais vous savez qu'il persiste un très
très petit risque. Ne boudons tout de même pas notre plaisir.
Si le résultat est positif, si vous entrez dans ce fameux groupe à
risque, vous allez devoir subir une amniocentèse.
On vous a dit que cet examen comportait des risques de perdre l'enfant.
Parfois, vous allez hésiter devant le risque lié à l'amniocentèse.
Il eut été préférable d'hésiter avant de faire le triple test. Là,
il sera difficile de poursuivre la grossesse avec cette inquiétude née
de ce résultat.
A quoi ces risques sont ils dû ?
Ce qui vient le plus souvent à l'esprit des gens, c'est la blessure que
peut occasionner la seringue à l'enfant. C'est une incident sans
conséquence dans l'immense majorité des cas.
Le risque principal est le risque infectieux. L'infection survient le
pus souvent entre 7 et 10 jours après la ponction et prend l'aspect
d'une fièvre, de douleurs abdominales parfois accompagnées de pertes
liquides. Il est souvent trop tard pour faire quoi que ce soit sinon
prévenir la septicémie chez la mère.
Il se produit parfois une fissuration des membranes, responsable
d'écoulement liquidien très tôt après la ponction. Le repos et un
traitement antibiotique prophylactique suffisent le plus souvent à
contenir le processus.
Vous allez peut être vous renseigner pour savoir où pratiquer cet
examen. Votre médecin vous proposera sans doute de le pratiquer lui
même. Il est souhaitable qu'il ait une solide expérience de cet
examen. La technique en est simple mais les publications montrent de
façon évidente que les risques encourus par la grossesse sont plus
importants quand l'opérateur en est à sa trentième ponction que
lorsqu'il en est à sa deux-centième.
Vous serez tenté parfois de comparer les taux d'accidents de tel ou tel
centre. Il est convenu, en France, d'annoncer un taux de 1% de pertes fœtales
suite aux amniocentèse. Le chiffre est symbolique. C'est assez pour
convenir que ça n'est pas un examen sans risque et assez peu pour ne
pas le faire considérer comme un acte dangereux. Certains centres
néanmoins mettent en avant, dans leur communication au public, des
chiffres bien inférieurs. La difficulté réside dans l'appréciation
de la responsabilité de l'amniocentèse dans l'interruption de la
grossesse qui survient éventuellement. Si l'on ne comptabilise que les
fausse couches précédées par un écoulement, dont la description
correspond à celle de l'accident classique, il est probable qu'elles
seront bien inférieures à 1%. Si on comptabilise par principe, tous
celles qui surviennent dans le mois qui suit l'acte, sans distinction,
ce sera beaucoup plus près du fameux 1%.
(à suivre... Le médecin vous examine)
- édité le 15/04/01
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