Il y a deux cancers qui sont susceptibles d’être "favorisés" par la prise
du traitement de la ménopause. Celuis de l’utérus et celui du sein.
Lisez tout de même la suite pour vraiment comprendre.
Celui de l’utérus, c’est facile : si on donne de la progestérone en même temps que les
oestrogènes, il n’y a pas d’augmentation du risque.
Celui du sein, c’est plus compliqué. Les études abondent sur le sujet et le risque
semble à présent clairement identifié. Le risque semble lié à l’utilisation des
progestatifs. La prise sur une courte période, de cinq ans et moins, n’occasionne aucune
modification quand à la fréquence de la survenue du cancer du sein. Pour des prises plus
longues, on note une augmentation de cette pathologie d’un tiers environ. Il faut nuancer
cette information de trois remarques. D’une part, il ne faut pas comprendre qu’un tiers
des patientes vont avoir un cancer mais que le pourcentage, de l’ordre de 4% à 50 ans
s’accroît d’un tiers, pour culminer à 5,5%. D’autre part ces cancers sont détectés
plus tôt dans leur évolution. Ils sont donc plus facile à traiter. Preuve en est que la
mortalité due au cancer, elle, n’augmente pas et qu’elle diminue même. En dernier lieu,
les études, portant sur de très nombreuses patientes, nous proviennent des pays
anglo-saxons, précurseurs du traitement, utilisateurs de produits différents de ceux
prescrits en France.