L’anneau vaginal est à classer parmi les contraceptions hormonales.
Mécanisme
Ca se présente comme un anneau de près de 5 cm de diamètre, fait dans une matière synthétique, une sorte de caoutchouc souple. Je ne saurai décrire le procédé chimique qui fait que des substances hormonales sont incluses dans ce dispositif et vont s’en échapper régulièrement pour passer au travers de la muqueuse vaginales et accéder à la circulation sanguine.
Il s’agit donc d’une voie d’absorption particulière.
Cela implique que les hormones ne parviennent pas « en masse » dans l’organisme, et ne sont pas, en guise de message de bienvenue, modifiées par le foie dès leur arrivée.
Utilisation
Ca se dépose dans le vagin. Ca n’est pas particulièrement compliqué. On plie le dispositif, et on le pousse à l’intérieur. Une fois à l’intérieur, on va faire en sorte que le bord inférieur se place juste au dessus de l’os du pubis.
Posé, il reste là 3 semaines. On ne doit pas le retirer pour les rapports, ni pour faire sa toilette.
Au bout de 21 jours, on le retire donc et on le jette. Il a parfois un peu changé de couleur, avec des reflets pas toujours très jolis, mais peu importe, il a cotoyé les sécrétions vaginales, et c’est donc un peu normal que ça l’ait un peu « marqué ».
Avantages
C’est particulièrement apprécié par les oublieuses. Il faut y penser 2 fois par mois, au lieu de 28 fois par mois.
La quantité d’hormones, le taux, est assez bas, et surtout on évite de vous en donner un peu plus en comptant que votre foie va en neutraliser une partie, comme on le fait avec la pilule.
Le taux hormonal sanguin est stable avec l’anneau puisque l’absorption est régulière, contrairement à la prise par la bouche, qui va faire arriver dans le sang la quasi totalité de la dose journalière en un temps très court.
Inconvénients
Un peu plus cher que les pilules récentes classiques.
On le met dans le vagin. C’est vrai que jusque là, les progrès consistaient aussi à dissocier l’acte sexuel de la méthode contraceptive, pour ne pas le polluer, pour ne pas le parasiter, pour laisser cour à la spontanéité de l’acte. Bon et bien là, c’est en plein dans le théatre des opérations que on le pose.
Il m’a été rapporté que certains partenaires le retrouvaient « enfilé » sur leur sexe, un peu comme un bilboquet.
Certaines ne le supporte pas. On peut imaginer que le milieu vaginal soit quelque peu modifié, voire perturbé par la présence de ce flux hormonal.
Au total
Peut être pas une contraception de première intention, du fait de son coût, de sa relative complexité, mais une bonne option pour une fille qui oublierait souvent sa pilule, pour une patiente qui souhaite conserver une contraception de type hormonal après 40 ans...